Un mois que j’attendais l’action divine qui me ferait retrouver l’inspiration. Un mois que j’attendais cette main de dieu qui me ferait pondre un texte de hangry-lol de folie entre deux fiches de révision mais non. Y avait rien à faire. Et puis j’ai été en vacances. J’ai pris l’avion pour aller , et j’ai retrouvé l’inspiration.

J’aime pas trop ça moi prendre l’avion. Je suis fatiguée des procédures d’enregistrement, d’embarquement, de débarquement, d’attente des bagages tout ça. Ça fait perdre du temps et ça fait mal au dos.

Je prends l’avion depuis 23 ans. Chaque vol est une expérience inédite. A part la fois où j’ai eu un malotru derrière moi je crois que globalement, j’ai toujours plutôt ri de mes trajets. Ce gars là était vraiment con quand j’y pense. D’abord parce qu’à cause de son inexpérience des vols longs courriers il était particulièrement intolérant et ensuite parce qu’il pensait qu’il serait exonéré de l’emmerdement induit par l’inclinaison de mon siège, ce qui entravait son espace vital, et le rendait donc complètement hystéro. Sauf qu’il avait pas payé plus cher que moi et que j’y étais pour rien s’il était con. Je tiens à ce propos à congratuler l’ensemble des hôtesses et stewards du monde, sans qui beaucoup de passagers seraient morts, soit de mes mains, soit entre-tués.

En matière d’inédit, mon vol d’hier est certainement celui qui a condensé le plus de clichés de toute mon histoire du vol Métropole-Réunion.

First part : au sol.
Étape obligatoire d’un vol : le passage de la douane. Selon les aéroports, c’est plus ou moins bien organisé. A Marseille par exemple, il est de notoriété publique de galérer comme une merde pour passer la douane. Oui, à Marseille ils ont décidé de construire des postes de contrôle factices pour faire croire qu’ils bossent alors qu’en fait y a UN POSTE ouvert pour tous les départs du jour. Donc, lenteur absolue. Bien entendu, l’efficacité des contrôleurs reprend un peu de vigueur quand une belle blonde se présente. Mais juste pour la blonde quoi. Et puis va savoir pourquoi à Marseille tout était ok, alors qu’à Paris j’ai eu droit aux warning lights du portique et à la fouille au corps – pas désagréable ceci-dit, ça a fait office de mini massage détente.
Une fois la douane passée et les trois conneries achetées au duty free vient l’heure de l’embarquement. Le fameux. C’est le moment où je me demande si je suis la seule à avoir l’ouïe qui fonctionne ou si ce sont les gens qui sont bêtes. Moi, je regarde mon numéro de siège et j’attends qu’on appelle mon rang pour embarquer. Les gens eux, peu importe leur siège, ils foncent. Un seul objectif : monter dans l’avion. On va tous au même endroit et on a tous nos bagages en soute mais on sait jamais, vaut mieux s’entasser comme des moutons parce que de toute manière tout le monde le fait.

Second part : en vol.
Me voilà donc assise en issue de secours (j’ai bien fait la peu-chère devant l’hôtesse pour qu’elle change mon billet malgré le supplément forfaitaire imposé sur ces places) et là débute l’attente du décollage. Mon voisin était visiblement fatigué :

(si tu me lis, pardonne-moi boloulou)

et moi je me marrais intérieurement en voyant l’hôtesse expliquer à un type que non, il n’y a pas de rangées de libre dans un avion « complet », et que non, les gens assis là (moi) ne veulent pas échanger leurs places avec lui. Chanceuse que j’étais, j’avais mon petit écran perso avec des tas de films pour passer le temps. Mon autre voisin (l’autre, pas celui qui faisait « oui-oui » de la tête) préférait visiblement regarder les clips plutôt que de profiter des films. J’ai pas cherché plus loin quand, plus tard dans la nuit, j’ai vu qu’il rédigeait sa « Reveillon List » en checkant iTunes : Jennifer Lopez, PitBul et Usher (pitié…).

Au final, mon issue de secours ne m’a pas arrangée plus que ça. J’aurais surement mieux dormi avec les jambes coincées contre un hublot mais je voulais vraiment me prouver à moi même que mon pouvoir de persuasion était au top en négociant avec l’hôtesse. Je suis donc descendue de l’avion avec ma fierté mais toujours pas sans mal de dos.
Point positif : il n’y avait pas de contrôle des papiers en arrivant. J’étais donc contente de gagner 20 minutes sur le timing post-vol. Après une heure d’attente de ma valise, je l’étais beaucoup moins. Ça aussi faudra qu’on m’explique un jour. Qu’on m’explique pourquoi j’attends toujours une heure que ma pauvre valise déboule sur le tapis roulant. Genre le facteur « hasard » n’existe pas pour moi. Ma valise n’arrive JAMAIS dans les premières. Elle arrive TOUJOURS à la fin. TOUJOURS.

Ps : si toi aussi tu voyages et que tu es sujet à la rétention d’eau, pense à tes bas de contention pour éviter d’avoir des chevilles de la taille de tes cuisses en arrivant à destination. Bisous

photo : SpirosK

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