Je quitte Marseille. Je change de vie et je signe ici la fin de plusieurs choses. Marseille fut ma renaissance. Marseille fut aussi mon école de vie, mon retour aux sources. Je croyais avoir tout vécu en arrivant ici et pourtant, tout ne faisait que commencer…

J’ai la tête dans les cartons et les larmes aux yeux à l’idée de quitter Marseille. PILE quand l’été arrive quoi. L’excuse de la mer et du soleil est tellement plus facile que d’avouer simplement que tout ça va me manquer.
Elle m’en aura fait voir de belles, Marseille. La fête, la nuit, l’amour, la haine… Je pars d’ici un peu fracassée mais grandie.

Je prends un nouveau départ, j’ai un nouvel horizon. J’ai un nouveau compte Facebook aussi. Après plus d’un an d’absence, j’ai du me faire à l’idée que c’était le seul moyen de ne pas complètement perdre de vue mes amis sudistes. Je le regrette un peu d’ailleurs. Je crois que ceux qui n’ont jamais eu à se sevrer de  Facebook ne peuvent pas comprendre la fierté que j’avais à dire « Nan, j’ai pas Facebook ». Et puis, quand on n’est plus sur Facebook, on entre dans une catégorie sociale à part. C’est assez étrange comme concept mais c’est grisant. En tous cas je gère : trois statuts en une semaine, zéro photo et moins de 50 amis.

J’aurai à peine eu le temps de profiter de l’été marseillais. Je rejoins la Capitale et ses loyers exorbitants, je dis adieu aux cagoles et aux rats bioniques et je tourne la page, une nouvelle fois. Je sais déjà que ce qui me tapait sur les nerfs me manquera : l’OM, les voisins scandaleux du dessus, les travaux du tunnel du Vieux Port. Les travaux du rond point du Prado aussi. C’est bien simple, je n’ai pas connu Marseille sans travaux.
Fumer en boite et dans les bars, ça aussi ça va me manquer. Et puis brûler des feux rouges, prendre des sens interdits sous le nez des flics, ça, ça va vraiment me manquer.
Marseille c’est Marseille quoi. En France, y a Marseille, et puis y a le reste.

Maintenant je prends la route, les souvenirs défilent. Générique de fin.

photo : etnyk

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