Au plus je vis à Paris, au plus je me rends compte que Twitter est une chose absolument incroyable. Improbable. Complètement ouf.

Twitter, déjà, c’est une chose qui te fait passer soit pour un geek, soit pour une personne branchée, ou soit encore pour un naze. Tout dépend de ton degré « d’influence » et de la présence ou non de ton interlocuteur sur Twitter. Mais surtout, psycho-sociologiquement parlant, Twitter c’est vraiment drôle.

Parce qu’avec Twitter, tu crois que t’es proche des gens alors que concrètement tu ne connais rien de leur vie. Les affinités se créent, tu prends tes habitudes, tu balances du ❤ par-ci et du « chaton » par-là.

Et puis un jour t’es là, tu lances un « qui veut boire un verre » et tu te retrouves quelques heures plus tard en terrasse avec une personne qui jusque-là n’était qu’un avatar. Selon le twittos que tu rencontres, la pression est plus ou moins forte. Si c’est une fille, tu sais que tu n’as rien à craindre. Parce que nous les meufs, soit on s’aime direct, soit on peut pas s’encadrer. Donc si t’es là, c’est que la nana est déjà un peu ta pote. En revanche si c’est un mec c’est plus compliqué, parce que tu ne sais jamais trop sur qui (/quoi) tu vas tomber. Entourloupe ou pas entourloupe ?

Toujours est-il que bien souvent, une chose à laquelle tu n’as absolument pas pensé se produit. Deux fois que ça m’arrive. Deux fois que, au bout de 5 minutes de conversation, mon interlocuteur me place un discret – mais gêné – « C’est quoi au fait ton prénom ? ».

Voilà. Twitter c’est un endroit où tu racontes ta vie, c’est une chose que tu checkes quand tu te couches au lieu de lire un livre, que tu checkes en te réveillant au lieu de prendre ton ptit dej, et c’est une putain de chose qui te fait rencontrer des gens qui au final ne connaissent pas ton prénom.

#hallu

(Pour ceux qui n’y connaissent rien, le # avant hallu ne veut pas dire « dièse hallu » mais « là j’ai une tête qui hallucine »).

photo : James Mulholland

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